Jeunesse envole-toi.
8 Septembre 2012
La Route du train des nuages
On approche des endroits les plus reculés de l'Argentine. L'Altiplano (hauts plateaux) se nomme ici Puna. On repère l'altitude en fonction de la présence ou non des champs de cactus. Autant dire que 'on est haut: l'air est sec et le soleil ne laisse pas beaucoup de chance à la végétation.
Il faut imaginer que les routes passent par des cols à 4000m, il n'y a pas de neige et au soleil il fait chaud. Rouler à la hauteur des toits de l'Europe reste difficilement compréhensible. Pourquoi n'y-a-t-il pas de neige ? Allez les profs, une explication ?
La route est parfois chaotique parfois excellente, elle suit la ligne de train et est ponctuée de viaduc. Sur ces chemins, les bestioles se laissent parfois approchées. Il y a les vigognes, les guanacos ( les lamas sont une grandes famille).
La route commence a être fatigante, mais elle est une attraction en soi.
Nous avons pris un homme en stop qui attendait le bus depuis le matin, on l'a déposé un peu plus loin pour aller voir le salar. Au retour, il était encore là, personne ne l'avait pris alors qu'il y avait plusieurs voitures de touristes qui sont passés pour aller voir le salar également. (on fait des safaris photos du paysage et on laisse crever les locaux au bord des routes alors qu'on a loué un 4x4: il arrive que j'ai honte d'être associé à ce genre de touristes)
Quand on voit une personne au bord de la route alors qu'il n'y passe personne, je ne réfléchis même plus, je m'arrête. D'autant plus qu'à chaque fois il nous renseigne.
Pas besoin d'être chrétien et d'avoir peur de l'enfer pour aider un peu.
Quebrada: canyon ou gorge